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LES CAPITAINES DE L'INDUSTRIE PHARMACEUTIQUE
Un deuxième produit issu de notre recherche est bien avancé, puisqu’il est déjà
en phase III de développement : il s’agit d’un nouvel antidépresseur, qui semble
très prometteur.
Par ailleurs, nous sommes aussi partenaires d’autres firmes pharmaceutiques, qui
profitent de notre expertise dans le secteur des neurosciences pour nous confier
leurs produits. C’est le cas pour l’asénapine, Sycrest®, qui est un antipsychotique
prescrit dans les phases maniaques du trouble bipolaire, une pathologie lourde et
encore difficile à traiter. Nous avons également signé un partenariat avec la firme
japonaise Otsuka pour le co-développement de plusieurs molécules, dont la forme
injectable longue durée d’un antipsychotique utilisé dans le traitement de la schi-
zophrénie.
Lundbeck est une firme qui évolue très bien, dont les produits sont perçus par les
médecins comme des produits de haute qualité, dont les ventes se développent,
et donc aussi la recherche. Notre expertise particulière dans le domaine des neuro-
sciences est de plus en plus reconnue.
Nous voulons devenir le partenaire des médecins et des autorités de santé dans
le domaine des neurosciences. Nous visons le traitement le plus efficient possible
des pathologies psychiatriques et neurologiques. Notre intérêt est que le bon pa-
tient reçoive le bon produit, qu’il soit traité à la bonne dose pendant la durée né-
cessaire, que la compliance soit optimale, ce qui est un défi dans le domaine des
neurosciences.
Tempo Médical : Quel message particulier au corps médical belge ?
Thomas Lienard :
Nous tenons aussi beaucoup à PsycArt, une activité très impor-
tante pour les artistes souffrant de pathologies psychiatriques ou neurologiques.
Depuis plus de 13 ans, nous organisons chaque année des expositions d’œuvres
– peintures, sculptures, etc. – réalisées par ces artistes. Ce qui importe le plus est
le coté artistique de cette manifestation : l’art peut être une activité très positive
voire thérapeutique pour ces patients, car ils peuvent être reconnus non plus
comme des patients, mais comme des artistes. Cette reconnaissance est, pour eux,
très importante. Ce sont des artistes individuels ou des artistes regroupés en ate-
liers organisés dans leur institution, qui ont, grâce à PsycArt, l’occasion d’exposer
et de vendre leurs œuvres.
Le principal dans cette démarche, c’est le respect obtenu par la reconnaissance
d’un talent : l’art est un vecteur important de déstigmatisation pour tous ces pa-
tients.
Le plus important pour les
patients
exposés par PsycArt
est de se sentir
reconnus en tant qu’artistes. PsycArt est
pour certains un
tremplin vers le
monde artistique
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TEMPO MÉDICAL – FÉVRIER 2012 –
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