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EDITO
TEMPO MÉDICAL – FÉVRIER 2012 –
Qui dort dine
Une étude d'IRM f onctionnelle céré-
brale r evisite e t é taye c e v ieil a dage.
Les investigateurs ont étudié 12 volon-
taires de poids normal à q ui ils mon-
traient des images d'aliments. L'expé-
rience a été f aite après une n uit
normale et après une nuit où ils avaient
été privés de sommeil.
Après la n uit sans sommeil, la vision
des imag es de nourr iture s'accompa-
gnait d'une acti vation éle vée d'une
zone spécifique du cer veau impliquée
dans la sensation de faim et le désir de
manger.
Prenant en compte le fait que notre so-
ciété souf fre d'un manq ue chronique
de sommeil,les investigateurs avancent
que cela pourrait en par tie au moins
contribuer à l'épidémie de sur poids et
d'obésité. Les résultats sont pub liés
dans le
Journal of Clinical Endocrino-
logy&Metabolism
.
Quand on vieillit on dort moins bien
C'est la croyance classique, mais elle est
mise à mal par les données d'une étude
américaine qui a évalué par enquête té-
léphonique la prévalence des troubles du
sommeil et de la somnolence diurne chez
quelque 156.000 sujets adultes consti-
tuant un échantillon représentatif.
Une fois pris en compte les prob lèmes
de santé physique et psychique qui im-
pactent défavorablement la qualité du
sommeil,les investigateurs ont constaté
que contrairement à l'opinion clas si-
que,la perception de la qualité du som-
meil augmentait avec l'âge.
Considérer qu'un mauvais sommeil est
la rançon de l'avancée en âge et préten-
dre que les personnes âgées sont plus
sensibles aux troubles du sommeil n'a
donc pas de fondement et les investiga-
teurs encouragent les personnes âgées
qui se plaignent d'un mauvais sommeil
à en parler à leur médecin.Les résultats
sont publiés dans
Sleep
.
Association n'est pas causalité
Un travail cas-témoin indiq ue q ue
l'usage d'hypnotiques est associé à un
surcroît de mor talité. La comparaison
de quelque 10.000 utilisateur s et de
près de 24.000 non-utilisateurs sur une
période de 2,5 ans indique des taux de
mortalité respectifs de 6 % et 1 %.
Le côté le plus troub lant de ce travail
est que le r isque accr u de mor talité
concerne même des utilisateurs très oc-
casionnels. Ainsi, chez ceux q ui pren-
nent un hypnotique de 0,4 à 18 fois par
an, le risque relatif de décès est 3,6 fois
plus élevé que chez les non-utilisateurs.
De plus,chez les utilisateurs d'hypnoti-
ques plus de 18 f ois par an, les investi-
gateurs ont également repéré un risque
de cancer majoré de 35 %.
Ce type d'étude ne permet pas d'établir
de lien de causalité , mais, les analyses
menées par les in vestigateurs ay ant
déjà éliminé un larg e échantillon de
causes pos sibles, il semble utile de ne
pas banaliser la prescription de ce type
de molécules.Les résultats sont publiés
dans
BMJ Open
.
Dr Jean-Claude Lemaire
Plusieurs travaux
récents
se sont penchés
sur le
sommeil…
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