La première à concourir était le
Dr Caroline
Van Daele
, de l’Université de Gand (RUG).
Elle a présenté un remarquable travail sur le
risque cardiovasculaire familial. En effet,
ce risque est bien connu et chiffré (on es-
time le risque cardiovasculaire doublé chez
les hommes, et multiplié par 1,7 chez les
femmes).
Mais surtout, les critères pour établir un
antécédent cardiovasculaire familial se limi-
tent généralement à demander si le père, la
mère, un frère ou une sœur ont été atteints
de maladie cardiovasculaire précoce. Les
travaux de Caroline Van Daele ont montré
que cela vaut la peine de rechercher une at-
teinte cardiovasculaire, qu’elle soit précoce
ou tardive, chez les parents du premier de-
gré, mais aussi du deuxième degré.
Son étude a été effectuée pendant les an-
nées 2002 à 2004, sur une population
belge de 2524 hommes et femmes, volon-
taires, âgés de 35 à 50 ans. Elle a pu mon-
trer une corrélation positive entre la proba-
bilité d’athérosclérose et les antécédents
cardiovasculaires familiaux mesurés selon
une anamnèse détaillée. En effet, cette pro-
babilité d’athérosclérose monte à 40 % en
cas de risque familial, alors que la probabi-
lité d’athérosclérose est limitée à 25 % s’il
n’y a pas d’antécédents familiaux cardiovas-
culaires.
Le deuxième travail de recherche présenté
était celui de
Cedric Delporte
, du FNRS et
de la faculté de pharmacie de l’Université
Libre de Bruxelles, qui était beaucoup plus
axé sur la recherche fondamentale. Partant
du fait que l’athérosclérose est à présent
considérée comme une maladie inflamma-
toire, il a étudié les rapports entre la myé-
loperoxydase et le développement de l’athé-
rosclérose.
La dernière lauréate était
Margot Berings
,
qui effectue son 3
ème
Master de Médecine à
l’Université de Gand (RUG).
Elle s’est axée sur les relations entre la lipo-
toxicité (liée à la présence d’excès de trigly-
cérides à jeun) et les complications métabo-
liques liées à l’obésité. Son étude a été
effectuée sur 913 femmes, obèses ou en
surpoids, mais qui n’étaient pas connues
comme diabétiques au départ de l’étude.
Dans cette population, 65 % des femmes se
sont vues confirmer une absence de dia-
bète, mais 27 % des femmes se sont révé-
lées prédiabétiques, alors qu’un diabète
était diagnostiqué chez 8 % d’entre elles.
Comme on pouvait s’y attendre, les valeurs
de glucose et d’insuline étaient plus élevées
chez les femmes diabétiques, tout comme
leur tour de taille et leur quantité de tissu
adipeux viscéral.
Une augmentation des chiffres du dosage
des triglycérides était associée à une dégra-
dation de la tolérance au glucose.
D’autre part, une diminution de la chute du
taux de triglycérides lors de l’hyperglycémie
provoquée chez le diabétique de type 2
était expliquée par une plus grande pro-
portion de tissu adipeux viscéral, mais uni-
quement chez ces diabétiques de type 2.
Malheureusement, les taux de triglycérides
et la réponse du taux de triglycérides à l’hy-
perglycémie ne sont pas en rapport avec un
tour de taille plus important. Le mètre ruban
ne pourra donc totalement remplacer le la-
boratoire…
And the winner is…
Ils étaient trois chercheurs, sélectionnés par le Belgian Lipid
Club et la BelgianAtherosclerosis Society, à concourir pour
obtenir le prix ‘Young Investigator’, attribué par les
laboratoires MSD.
Auteur :DrT.Watson, d’après un symposium organisé àVilvoorde
par le Belgian Lipid Club et la BelgianAtherosclerosis Society.
PRIX
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