Tempo Digest 76

76 SOMMAIRE EDITORIAL Selon que vous soyez… La scène se passe dans une salle de sport du Brabant wallon. A quelques minutes d’intervalle, les deux places de parking pour handicapés sont occupées par une voiture d’où émergent avec leurs sacs de sport, respectivement Marie et Patricia. Je les retrouve souriantes dans la salle de cours collectifs pour une petite papote en attendant le début du cours. Marie, amputée d’un pied, explique qu’elle est fatiguée par les nombreux voyages en voiture qu’elle doit effectuer pour son boulot. Mais que cela lui fait tout de même du bien de pratiquer une activité physique en groupe et que ses prochaines vacances seront consacrées au repos malgré la présence de ses ados. Patricia, d’humeur joyeuse, se fend d’une excuse d’occuper une place de parking pour handicapés mais c’était la seule place encore libre lorsqu’elle est arrivée. Elle explique qu’elle aussi court beaucoup parce que sa maman a été opérée récemment, que son mari souffre du dos et que c’est la pleine saison pour le moment dans son boulot. C’est d’ailleurs pour cela qu’elle est en incapacité de travail depuis 4 semaines, elle en avait bien besoin, explique-t-elle avec un sourire entendu, tout en annonçant qu’elle a une folle envie de danser aujourd’hui… Quelques minutes plus tard arrive la monitrice de sports, une kinésithérapeute indépendante qui complète ses fins de mois en donnant des cours en soirée. D’emblée, je remarque ses yeux rougis, comme si elle avait pleuré. Elle donne son cours sans beaucoup d’enthousiasme, elle a changé depuis quelque temps… Lorsque je lui demande à la fin du cours si elle va bien, elle m’avoue que c’est difficile, qu’elle s’excuse mais qu’elle est très fatiguée par les séances de radiothérapie qui suivent l’hystérectomie qu’elle a subie en raison d’un cancer utérin. Elle continue en m’expliquant qu’elle vit seule, qu’elle ne peut pas se permettre de ne pas travailler un certain temps et que, malgré les conseils de ses médecins, elle a décidé de continuer à travailler. Ce sont les inconvénients de son statut d’indépendante, explique-t-elle penaude. C’est alors que j’aperçois une « revenante », Monique, toute bronzée. Cette femme de 50 ans m’explique qu’elle revient d’un long voyage sous le soleil en compagnie de son mari, récemment prépensionné. Ils ont pratiqué la plongée et le surf. Avant, ils ont testé les sports d’hiver en camping-car. Ils sont de retour en Belgique pour une visite médicale afin de prolonger son incapacité de travail pour son problème d’arthrose du genou. Dans son boulot, elle devait beaucoup s’asseoir et se mettre debout, c’était douloureux. Croyez-moi, c’est un peu perturbée et interrogative que je suis rentrée chez moi. Que penser de ces différents profils de personnes, reconnues incapables de travailler pour raison médicale  ? Non, la vie n’est pas toujours belle, à la moutoutou, moutoutou, moutouelle (*) ! ■ Inspiré de faits réels - personnages non fictifs (*) du texte d’une chanson du Grand Jojo PÉRIODIQUE | FÉVRIER - MARS 2019 | RÉSERVÉ AU CORPS MÉDICAL | BUREAU DE DÉPÔT BRUXELLES X | P605276 CONGRÈS-EXPÉDITION SPITZBERG 2020 Cap sur l’ ARCTIQUE Croisière «Expédition» Plus d’informations en page 9. DERNIÈRES CABINES 04. 06 > 11. 06 .20 CONGRESS NEWS DIABETES 2, 4 CONGRESS NEWS BSC 5, 6, 8 TEMPO WELLNESS 10, 11 MEDICAL NEWS 9, 12 PHARMA NEWS 13 LES NEWS LES PLUS LUES 16 PETITES ANNONCES 16 76 TEMPO–DIGEST | 1

RkJQdWJsaXNoZXIy NDc1NjI=