Tempo digest 73

LES ÉTUDIANTS ET L’ALCOOL 1 étudiant sur 2 a une consommation d’ alcool problématique Moyenne hebdomadaire : Sous l’influence d’alcool : 8% ont été violents 12% ont eu une ou plusieurs relations sexuelles non désirées ou regrettées 17 verres 44% disent négliger leurs études suite à une consommation excessive d’alcool 25% des étudiants sont ivres une fois par semaine INFOGRAPHIE Il ne faut pas avoir peur des OACS chez les patients âgés C’est le message que les Professeurs Thierry Pepersack (ULB) et Hans De Loof (UAntwerpen) ont évoqué lors de leurs présentations. En effet, le recours à l’anticoagulation en cas de fibrillation auriculaire, quel que soit l’âge du patient, est recommandé. On assiste cependant trop souvent, pour les patients gériatriques, à une crainte des prescripteurs quant aux saignements, et par conséquent à un sous-traitement de ces patients. Chez les patients âgés, les guidelines actuelles sont très claires : il est recommandé que tous les patients de 75 ans et plus avec une FA reçoivent un traitement anticoagulant, en tenant compte du risque hémorragique. «  Le tout est donc de bien évaluer la balance bénéfice-risque du traitement anticoagulant, et c’est souvent sur ce point que les médecins commettent une erreur  », expliquait le professeur Th. Pepersack. Rappelons aussi que les chutes, et les hématomes associés, ne constituent pas une contre-indication à l’anti-coagulation. En ce qui concerne les anticoagulants directs oraux (NOACs), les recommandations ESC (Guidelines 2016) évoquent actuellement l’utilisation des «  nouveaux anticoagulants oraux  » en première intention en raison d’un bénéfice clinique favorable par rapport aux AVK, mais en tenant compte de l’évaluation du risque hémorragique et de la fonction rénale de chaque patient. «  Et pourtant, il y a toujours sous-prescription d’anticoagulants chez les patients âgés avec FA, c’est inadmissible  » , se plaignaient les orateurs. En effet, sur un total de plus de 70 000 patients étudiés en études pivotales, 30 à 40 % étaient âgés de plus de 75 ans et, dans chaque étude, 1000 à 1300 patients par molécule/dosage avaient plus de 80 ans. Les mêmes rapports bénéfices/risques favorables aux NOACs ont été retrouvés dans ces sous-groupes. Plus important, dans la vraie vie, celle où l’on n’écarte pas les patients les plus difficiles, la sécurité des NOACs est confirmée, avec un léger avantage de l’apixaban sur les autres NOACs en cas de maladie gastro-intestinale. Les NOACs sont prometteurs pour la prise en charge des malades âgés en FA non valvulaire et il ne faut PAS avoir peur de les utiliser si on observe la compliance, la fonction rénale, la dose appropriée et qu’on évalue correctement le risque hémorragique. 6 | 73 TEMPO–DIGEST CONGRESS NEWS CARDIO '018 Pr Pepersack Pr De Loof BIENTÔT Ne manquez pas l’e-learning du Congrès Cardio ‘018 sur la plateforme VHealthSquare. Pour vous y rendre, suivez le lien sur le site www.iCannLifeSciences.be onglet « agenda ».

RkJQdWJsaXNoZXIy NDc1NjI=