Tempo digest 73

DIABÈTE DE TYPE 2: mettre le cœur au cœur du débat C’est aussi du cœur que les diabétologues parlent actuellement beaucoup… En effet, les récentes guidelines de l’ American Diabetes Association font la part belle à la prévention cardiovasculaire des patients à risque et l’intègrent à part entière dans les critères de personnalisation des traitements antidiabétiques. Les professeurs Buysschaert (UCL) et Nobels (OLV, Aalst) rappelaient en effet que les pathologies cardiovasculaires représentent la cause de 50% des décès des patients diabétiques, et la nécessité de tenir compte d’emblée du risque CV de chaque patient lors du choix de son traitement. Les guidelines sont à ce sujet très claires et reposent sur 3 piliers : individualisation, approche holistique incluant tous les facteurs de risque et co-morbidités, et cardioprotection en présence d’un risque CV. Rappelons qu’à ce jour 4 classes d’antidiabétiques ont fait preuve d’une cardioprotection. La metformine tout d’abord, toujours recommandée en première ligne de traitement du DT2 pour tous les patients. Les glitazones ensuite, même si elles ne sont plus fort utilisées dans nos pays. Les gliflozines, pour lesquelles l’empagliflozine et la canagliflozine ont montré des réductions spectaculaires des décès et événements cardiovasculaires. Les résultats de la dapagliflozine sont attendus prochainement. Et enfin, les agonistes du GLP-1, avec une échappée en solitaire du liraglutide qui est le seul à faire preuve d’une réduction significative des événements et décès CV. FIBRILLATION AURICULAIRE : penser anti-coagulation Les professeurs Heidbüchel (UZAntwerpen) et Hermans (UCL) n’hésitent pas : le bénéfice d’un traitement anticoagulant correctement mené est beaucoup plus important que le risque hémorragique chez les patients en fibrillation auriculaire, principalement en cas d’utilisation des anticoagulants directs oraux (OACs). En effet, le recours aux AVK nécessite un recours au monitoring par l’INR tandis que les OACs présentent une série d’avantages pratiques et ont démontré leur efficacité en prévention des AVC. Les avantages des OACs sont les suivants : - administration orale - action rapide, demi-vie courte, donc réversibilité rapide - effet prévisible - peu ou pas d’interactions médicamenteuses et alimentaires - simplicité d’utilisation pour les patients - disposition d’agents neutralisants Leur inconvénient majeur étant leur élimination rénale. Il existe aujourd’hui plusieurs OACs sur le marché, chacun avec ses forces et ses faiblesses, le médecin choisira donc en fonction des caractéristiques de chaque patient mais il est primordial d’utiliser les doses recommandées et efficaces plutôt que de pêcher par peur de l’hémorragie… En cas d’opération chirurgicale programmée, le bridging par HBPM n’est PAS recommandé et, en cas d’opération urgente, il existe des antidotes spécifiques aux OACS. COVERSYL PLUS perindopril arginine / indapamide atorvastatine / perindopril arginine / amlodipine perindopril arginine perindopril arginine / indapamide / amlodipine COVERAM perindopril arginine / amlodipine bisoprolol fumarate / perindopril arginine perindopril arginine / indapamide BF 18 HT I1 SB PR SP 01 – Date d’approbation de l’information médicale : 04/12/2017 CONGRESS NEWS N CARDIO '018 CARDIO '018 Pr Buysschaert Pr Nobels Pr Hermans Pr Heidbüchel

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